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Histoire de Bouchemaine

La commune de Bouchemaine est née en 1792 de la réunion de deux paroisses bien différentes : celle de Saint-Aubin de Pruniers perchée en haut du coteau dominant la Maine et celle de Saint-Symphorien de Bouchemaine à la confluence de la Maine et de la Loire.
Le village de la Pointe faisait partie de la paroisse St Symphorien mais, en raison de son activité intense liée au trafic sur la Loire, il avait déjà une identité très distincte de celle du bourg.


Au moyen âge


Au moyen âge, l’essentiel des terres appartient aux grandes abbayes angevines.
En 769, Pruniers fut donné par Pépin le Bref aux moines de l’abbaye St. Aubin. La paroisse de Bouchemaine devint, à la fin du 11e siècle, propriété du chapitre de St. Laud qui, en 1120, dut en restituer une partie à la puissante abbaye de femmes du Ronceray.
Des procès retentissants opposèrent alors les deux communautés jusqu’à ce qu’elles se mettent d’accord pour construire une écluse et des moulins flottants dont elles se partageaient les droits.


Bouchemaine, lieu de villégiature

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À la fin du 15e siècle et surtout aux 16e et 17e siècles, noblesse et bourgeoisie commencent à apprécier les villégiatures campagnardes, à la fois sources de profits et résidences de plaisance. Les bords de Maine et de Loire deviennent un lieu de prédilection pour ce type de constructions.
Vers 1450, le domaine de la Rive, à Pruniers, fut acquis par le Comte de Laval, père de la Reine Jeanne, deuxième épouse du Roi René. Celui-ci en fit don à son gendre «pour son ébat et son plaisir». La reine Jeanne se plaisait à la Rive, elle y fit de fréquents séjours entre 1451 et 1454.
Au milieu du 16e siècle, de riches bourgeois angevins s'installèrent, à leur tour, sur l'ancien domaine des moines de Saint Aubin qui avait fini par se disloquer complètement. Ils acquirent le domaine de la Piverdière, firent construire le Logis des Vergers près de l'église de Pruniers. En 1542, François Fouquet, bisaïeul du célèbre surintendant devint propriétaire du domaine des Harenchères.


On peut voir sur la commune des logis remarquables datant de cette époque

À la même époque et jusqu’à la Révolution, Bouchemaine connut une période de prospérité et devint, comme Pruniers, lieu de résidence des bourgeois d'Angers.
On peut voir sur la commune des logis remarquables datant de cette époque. Le plus connu est l'Abbaye de Bouchemaine, édifice de style classique du 17e qui n'a jamais été une abbaye mais une demeure confortable, lieu de résidence secondaire des évêques d’Angers.
En raison de la beauté de ses paysages, La Pointe attire aussi les familles aisées qui y construisent des maisons dites de plaisance. Les plus importantes de ces résidences sont le Petit Serrant, pavillon de chasse du 18e siècle, et la demeure du Haut Plessis, fin 17e-début 18e siècle au coeur du bourg.


La Pointe et le sel

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La grenier à sel (agrandir, nouvelle fenêtre 149 Ko)

Chapelle Notre Dame de Ruzebouc à la Pointe – ancien grenier à sel

La Pointe est le premier poste de péage important après la frontière Anjou-Bretagne à Ingrandes.
Au Moyen Age, de nombreux droits y sont perçus sur les denrées qui remontent la Loire.
Au 18e siècle, tous les convois royaux de sel s’y arrêtent pour y être contrôlés.
Le bureau de Fermes se trouve au lieu dit « la Prévosté », la chapelle actuelle Notre-Dame de Ruzebouc fait alors fonction de grenier à sel.


La Révolution

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La pointe - La prevauté (agrandir, nouvelle fenêtre 91 Ko)

« la Prévoté » demeure de l'agent chargé de percevoir les droits du sel au 18e

En 1789, l'Assemblée Nationale Constituante vote une nouvelle administration pour la France.
En 1790, Bouchemaine est désigné comme chef-lieu de canton.
En 1792, les limites de la commune de Bouchemaine sont fixées réunissant les paroisses de Saint Symphorien de Bouchemaine, de Saint Aubin de Pruniers et une partie de la paroisse d'Epiré.
L’abolition de la gabelle et des droits féodaux a une incidence directe sur la vie de la Pointe.


Le 19e siècle et la révolution industrielle

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la gloriette (agrandir, nouvelle fenêtre 162 Ko)

la gloriette est un petit pavillon donnant sur la Loire

L'apparition de nouveaux moyens de transport, la création de nouvelles routes, l'installation d'un réseau de voies ferrées, vont bouleverser la vie de Bouchemaine.
Le tronçon Orléans-Angers de la voie ferrée Orléans-Nantes fut inauguré en 1851. Malgré l’apparition des premiers bateaux à vapeur en 1823, le trafic fluvial ne put faire face à la concurrence du rail qui l’emporta définitivement à la fin du 19e siècle.

Mais avec l’arrivée du chemin de fer, le premier tourisme se développe, les maisons de villégiature se multiplient à la Pointe. De nombreuses résidences s’agrémentent de petits pavillons séparés de l’habitat principal, avec vue sur la Loire : les gloriettes.

Au début du 20e siècle, tous les dimanches, des foules d’angevins viennent passer leur temps libre au bord de l’eau. Ils arrivent par le train ou prennent le bateau. En 1910, un embarcadère est construit place Ruzebouc. La Prévôté devient hôtel à guinguette.


Le 8 août 1944

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pont de Pruniers (agrandir, nouvelle fenêtre 158 Ko)

Le pont du Petit Anjou par où les Américains passèrent pour libérer Angers

Durant la seconde guerre mondiale, Bouchemaine connut seize bombardements.
Le 8 juillet 1944, le pont de chemin de fer fut partiellement détruit.
Début août, le pont suspendu miné par les Allemands sauta.
Le pont du Petit Anjou restait la seule voie d'accès vers Angers pour les Américains sous les ordres du général Patton. Il fut pris le 8 août 1944 permettant la libération d'Angers.


De 1963 à nos jours

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De 1790 à 1962, le nombre d'habitants sur la commune est resté remarquablement stable variant de 1190 en 1790 à 1 279 en 1962.
La population de Bouchemaine a fortement augmenté depuis 1963, date du premier lotissement communal au Château, pour atteindre 6027 habitants au dernier recensement. La commune a continué à s’urbaniser devenant une petite ville « verte », structurée autours de ses quatre villages: Pruniers, Le Bourg, La Pointe, Les Hameaux.
Il est remarquable de noter que, malgré les bouleversements sociaux, économiques, politiques, qui ont ponctué les siècles, Bouchemaine, grâce à la qualité de ses paysages n’a cessé d'être un lieu de villégiature et de détente pour les Angevins, au moins depuis le 16e siècle. Cette vocation multiséculaire s’est trouvée confirmée en 2004 quand Bouchemaine est devenue l’une des communes du Val de Loire inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.




Commune du site inscrit
Val de Loire - Patrimoine mondial
Angers Loire Métropole - Communauté d'agglomération Hôtel de Ville - 49080 Bouchemaine - tel 02 41 22 20 00.